Stages sportifs de février

Un chantier sur le long terme


Poussin(e)s, benjamin(e)s, minimes. Trois catégories d’âges que le département a choisi de choyer tout particulièrement durant chaque congé scolaire. Une base de pyramide à bâtir, à forger puis consolider, avec pour objectif la création, dans la durée, d’un solide noyau de compétiteurs boostés à l’intelligence collective. Avec des regroupements sportifs, désormais systématiques, qui s’inscrivent dans une nouvelle logique de performance…


Ça bouge au département ! Depuis le début de la saison, de nombreuses actions ont été mises en place par la Commission Sportive et « Masse et Jeunes », au dojo du C.S.R.A. de Mulhouse notamment, avec le soutien de certains clubs. Chez les cadet(te)s et juniors/séniors, des regroupements mensuels sont désormais proposés en complément du travail réalisé en club. Chez les plus jeunes aussi il fallait redynamiser les rangs, définir des objectifs et mettre en place des stratégies pour les atteindre. Sous l’impulsion de Cyrille IGNACZAK, responsable de la commission « Masse et Jeunes », et de l’ancien conseiller technique départemental Patrice MARECHAL, de nombreuses actions ont été programmées, ciblant poussin(e)s, benjamin(e)s et minimes. La planification de stages sportifs durant les vacances vise essentiellement à créer du lien entre les enfants, entre les clubs, afin de tirer tout le monde vers le haut. « L’idée est de créer un noyau dans chaque groupe », explique Patrice MARECHAL (6ème dan). « Pour ce faire, il nous a d’abord fallu identifier des référents pour chaque catégorie d’âge de manière à véhiculer un seul et unique message. Notre premier objectif est la recherche de cohérence, afin de créer une émulation au niveau du département. Maintenant, les jeunes vont savoir qu’à chaque vacances un stage leur sera dédié. Le fait que les judokas de chaque club viennent se côtoyer, se rassembler, ça va créer une émulation. Plutôt que d’aller en compétition en marche arrière et en ayant la boule au ventre, ils y iront en se disant « je vais voir des copains ! ». Notre deuxième objectif sera de faire progresser les différents groupes, de faire en sorte que les plus forts tirent les plus faibles vers le haut. Cela permettra aussi de combler certaines lacunes. Et c’est avec ces échanges-là que les groupes vont évoluer et progresser ».

Le groupe des benjamin(e)s


Et nos nouveaux référents auront fort à faire dans les semaines et mois à venir. Maurice BASCHUNG (poussin(e)s), Patrice MARECHAL (benjamin(e)s) et Julien LAFITTE (minimes), ont tous trois à cœur de faire bouger les lignes. « Chez les benjamin(e)s, on est reparti sur les principes de bases du judo », précise Patrice. « Le respect, respect des autres, contrôle de soi, valeurs morales, sans oublier les fondamentaux techniques. L’un des thèmes développés (lundi 14 & mardi 15 février), c’était de chasser un appui, d’aller là où l’appui a été chassé, de manière à éviter un judo tout en force où l’on cherche à écraser l’autre. L’idée est d’aller chercher la belle technique, dans la bonne direction. Un petit message est déjà passé, que l’on a vu concrétisé durant ce stage, tous vont les uns vers les autres. Au départ, chacun s’orientait naturellement vers les camarades du même club, du même poids. Là on a vu des échanges plus libérés. Qu’ils soient ceinture orange, verte ou bleue, qu’ils pèsent 25 kg ou 40 kg, les uns allaient vers les autres. L’esprit d’équipe naissant, un noyau se constitue progressivement. Bien sûr, l’on observe des leaders et des suiveurs. Mais les leaders, c’est à nous de les canaliser afin qu’ils n’écrasent pas les suiveurs. Il faut vraiment que chacun trouve sa place ».

Le groupe des poussin(e)s


Du côté des poussin(e)s également l’on s’évertue à prolonger le travail effectué dans les clubs. « Notre objectif pour cette catégorie d’âge est d’accentuer le travail sur la pédagogie », relève Maurice BASCHUNG. « Effectivement, lorsqu’on parle judo, on a parfois tendance à oublier les fondements, les bases. Aujourd’hui (mercredi 16 février), l’un des points essentiels consistait justement à revenir sur les fondements du tachi-waza et du ne-waza, et de mettre ces enseignements au niveau des enfants. Un poussin doit aussi arriver à se situer par rapport aux valeurs morales, ses capacités d’écoutes, capacités psychomotrices, sa capacité d’échange et à créer des liens. Ce que je constate sur la journée, c’est la naissance, au fil des heures, d’un « esprit de groupe », d’un semblant de cohésion. Ce matin, nous leur avions demandé de ne pas travailler avec les camarades de leur club. Nous pensions que ça allait être compliqué pour eux. Pourtant, ça s’est fait de manière très simple, presque naturelle, il nous a juste fallu le leur dire. Et à cet âge-là, ce résultat est énorme ! ». Et de compléter, « chez les plus jeunes, on constate surtout un manque flagrant de repères. Le Covid (confinements successifs) a laissé des traces, chez des petits souvent en famille recomposée. Cette catégorie d’âge a vraiment besoin d’un cadre qui lui permette de se construire et de s’épanouir ».


« Par rapport au stage de décembre, on recherche la continuité », souligne Julien LAFITTE, en charge des minimes. « Nous avons axé le travail sur la garde (jeudi 17 & vendredi 18 février), qui est l’un des éléments fondamentaux du judo et de l’attaque. On ne peut pas attaquer si une bonne garde n’est pas posée. Nous avons étudié toutes les formes de gardes intéressantes (gauchers/droitiers, etc…) afin d’apporter des éléments solides pour les compétiteurs engagés à courte échéance sur le championnat régional, et construire en parallèle la future équipe qui représentera notre département à la coupe de France. Un de nos autres objectifs visait à pousser les jeunes à mieux se connaitre entre eux, à se transcender pour créer un esprit d’équipe. Au début, certains craignaient de se livrer et d’y aller. En leur montrant la voie, en leur insufflant l’envie de dépasser leurs peurs, et de se dépasser aussi, les choses se sont progressivement mises en place. A noter également la venue des judokas de Belfort, ce qui a quelque peu boosté tout le groupe ! ».


Le groupe des minimes


Sur les cinq journées de stage (deux pour les benjamin(e)s et minimes, une pour les poussin(e)s), un élément marque les esprits : la joie et les sourires affichés sur les visages des judokas, visiblement ravis de ces moments d’apprentissages, de partage et de confrontations. « Les gamins sont vraiment contents d’être là », observe la responsable de la commission sportive départementale, Sandrine ANTOINE-BRUGGER. « Quel que soit la catégorie d’âge, ces jeunes sont là pour découvrir d’autres camarades, un enseignement complémentaire à celui qu’ils ont dans leur club respectif. Chez les minimes, nous avons également travaillé d’autres facettes du judo (katas, violences, arbitrage, etc…), il y a eu des mots, des échanges, et ils ont montré un vif intérêt. Malgré l’intensité de ces regroupements dans les trois catégories d’âge, tous sont allés au bout et ont donné le meilleur d’eux-mêmes. Les enfants affichaient un large sourire, visiblement heureux d’être là ! ».


Un smile général, qui ne peut que réjouir notre président, Jean-Luc CARDOSO, présent les cinq journées pour motiver et encourager ses troupes. Une nouvelle dynamique qui tombe à point à l’approche des prochains RDV sportifs. Nos jeunes judokas quant à eux se retrouveront à Pâques afin de poursuivre leur belle aventure collective…


Ci-dessous quelques images :



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